personnes en France souffrent d'un handicap lié à une maladie psychiatrique grave
personnes en France souffrent d'un handicap lié à une maladie psychiatrique grave
Le 18 décembre 2004, le drame de Pau créait un électrochoc dans la société qui a durablement changé le regard des français sur la folie, créant un amalgame récurrent entre pathologies mentales et dangerosité. 5 ans après, alors qu’une grande campagne d’information avait été demandée à l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé, cet amalgame s’est aggravé comme le rappellent les « Cliniques Psychiatriques de France » à l’occasion de la semaine d’information sur la santé mentale qui se tiendra du 15 au 21 mars.
A l’heure où le débat statistique et sociétal sur la santé mentale se réduit trop souvent à la médiatisation de faits divers tragiques et à des préjugés tenaces sur les patients, il importe de changer notre regard sur les pathologies mentales car l’isolement et le grand enfermement des personnes souffrant de troubles psychiques sont bien souvent le fait du regard de la société sur la maladie.
« Toute souffrance psychique et tous les troubles du comportement ne relèvent pas nécessairement d’un traitement par la psychiatrie seule. Les tensions et les diverses formes de mal-être plus ou moins aiguës, la violence, les tentatives de suicide et les conduites à risques sont devenues des phénomènes récurrents à prendre en compte par l’action locale et ce le plus tôt possible ; la prévention est essentielle », rappelle Olivier Drevon, psychiatre et président de l’UNCPSY, syndicat regroupant les 160 cliniques psychiatriques de France. D’autant plus essentielle quand on sait que l’OMS annonce que 20% des Français seront touchés par une pathologie mentale d’ici 2020.
« Les cliniques psychiatriques prônent une prise en charge qui intègre la réadaptation et l’intégration sociale des individus mais aussi le soutien et l’attention portés à leur entourage. L’objectif est d’accompagner les patients vers leur réinsertion sociale, les aider à retrouver le rythme d’une vie normale, avec un emploi par exemple » ajoute Olivier Drevon. « Il est important de changer notre regard et ce changement entraînera une modification de nos comportements ».
Depuis plusieurs années, les Cliniques Psychiatriques de France s’engagent dans une démarche d’information et de sensibilisation du grand public et des politiques sur la santé mentale et la prise en charge psychiatrique. L’objectif : pallier la carence d’information, de pédagogie et de débat autour de la psychiatrie… Le Docteur Olivier Drevon, président de l’UNCPSY, a ainsi rencontré en 2009 le Président Sarkozy sur le dossier de l’hospitalisation sous contrainte dont la loi sera prochainement présentée au Conseil des Ministres.
Parmi les actions d’intérêt général orchestrées, l’UNCPSY organise un colloque annuel ouvert au grand public et à l’ensemble des parties prenantes (soignants, psychiatres, entreprises, sociologues, politiques, journalistes, associations, anthropologues, économistes, universitaires…). Le prochain aura lieu le 25 mars, à la Maison de la chimie, sur le thème « Société sous pression, français en dépression ».
Les cliniques psychiatriques de France se tiennent à la disposition des médias pour informer et partager leur expérience de professionnels de la santé.
Espace dynamique d’échange et de réflexion sur la prise en charge de la santé mentale et son devenir, l’UNCPSY, syndicat affilié à la Fédération de l’Hospitalisation Privée, concourt à la performance continue et homogène des 160 cliniques psychiatriques de France. Au cœur des enjeux de santé, ce syndicat professionnel œuvre également à représenter les cliniques psychiatriques privées et à garantir leurs missions de santé publique dans le système global de la psychiatrie.

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