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700000

 personnes en France souffrent d'un handicap lié à une maladie psychiatrique grave

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Située entre Bayonne et Pau, dans la petite ville d'Orthez, la clinique du château de Préville offre un soutien médical performant ainsi qu'un accueil individualisé et adapté aux personnes souffrant de troubles psychiatriques. Dans un cadre idyllique, les patients, en grande majorité alcoolodépendants luttent contre leur addiction. Acceptés sur la base du volontariat, ils suivent un programme thérapeutique qui mêle suivi psychologique, travail en groupe et entretiens individuels. Le sevrage passant aussi par l'entraide, l'équipe a instauré une véritable dynamique communautaire au sein de l'établissement et travaille avec des associations d'anciens consommateurs pour préparer la sortie des patients. Ces derniers, encadrés par des psychiatres, une assistante sociale et une psychologue, ont un mois pour "reprendre le dessus".

France Bleu Béarn a réalisé une série de reportages permettant de découvrir les coulisses de cet établissement créé en 1926 par le Dr Marcel Dhers. C'est dans les années 70 que le Dr Lionel Bénichou donna à la clinique l'orientation alcoolique que nous connaissons. A noter que cette orientation n'est toutefois pas exclusive. 

L'accueil de la personne alcoolo-dépendante

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Le volontarait des patients

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La prise en charge

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L'accompagnement vers l'après : le rôle des assocations d'anciens buveurs

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Pour en savoir plus : cliniquepreville.fr

Points de vue

La circulaire relative à la campagne tarifaire 2012 des établissements de santé publiée ces jours-ci par la DGOS enfonce le couteau dans la plaie et donne à l'UNCPSY l'envie d'en découdre concernant la transparence des dépenses de la psychiatrie pour l'Assurance-maladie. Pour 2012, la dotation annuelle de la psychiatrie publique va dépasser 8.7 milliards, en hausse de 2,07 %. Pour l'hospitalisation privée, l'objectif des dépenses est fixé à 640 millions (+ 2,67%). Le différentiel de hausse paraît à l'avantage du privé. 

Mais pour les cliniques qui prennent en charge un peu plus de 20% des patients hospitalisés, cette présentation est choquante. En effet, compte tenu du fonctionnement de l'objectif national quantifié qui intègre le coût des capacités en lits et places nouvellement autorisés par les ARS (4 ou 5 par an), la hausse tarifaire proprement dite va se limiter à 0,29%, ce qui correspond en année pleine à moins de 10 000 € de recettes supplémentaires. Il sera impossible dans ces conditions de couvrir les hausses de charges et les frais de personnel. 

Or, indépendamment des prises en charge spécifiques au secteur public (consultations ambulatoires, HDT, UMD, pédo-psychiatrie, UHSA, etc...), 80 % des patients relèvent de pathologies à peu près similaires dans les deux secteurs et pourtant le coût moyen d’une hospitalisation  se situe aux environs de 450 € selon la Cour des comptes alors que le tarif moyen des cliniques plafonne en dessous des 130€ (160€ si l’on tient compte des honoraires). 

L’UNCPSY accepte la règle du jeu et l’effort consenti au regard des difficultés de l’Assurance-maladie. Mais ce qui est insupportable, c’est l’absence de transparence. 

D’une part, il se révèle impossible d’anticiper le coût des décisions prises par les agences régionales, ni même de connaître avec précision, y compris a posteriori, le détail de l’objectif quantifié national des 160 cliniques et des quelques établissements associatifs qui s’y rattachent. 

D’autre part, la tarification à l’activité reste très hypothétique, sans doute pour des problèmes techniques mais pas seulement : le plan psychiatrie & santé mentale 2011/2015 n’apporte pas sur ce sujet l’éclairage qu’on pouvait en attendre ! 

Les cliniques psychiatriques sont engagées dans le traitement de toutes les maladies mentales et accueillent sans distinction, et sans dépassements d’honoraires, tous les patients. Elles travaillent au développement des soins et à l’amélioration des prises en charge. 

Comment ne pas voir un manque évident de responsabilité quant à l’efficience de notre système de santé et à la volonté du Ministère de distinguer en permanence l’offre de soins privée et l’offre de soins publique, alors qu’il faut les conjuguer ? Vraiment, le prochain gouvernement devra trouver un cadre adapté pour répondre aux défis de transparence et d’équité qui font défaut au système actuel de soins en psychiatrie… 

 

 

 

A moins d’un mois du premier tour des Présidentielles, les dés sont lancés : la santé mentale n’est et ne sera pas de cette campagne électorale ! 

Dépassements d’honoraires, déserts médicaux, remboursement des médicaments, mode de financement de l’hôpital : les quelques thèmes abordés par les candidats sont l’occasion d’une guerre de chiffres et de statistiques. Qu’en est-il de la prise en compte des besoins réels des patients en général, en psychiatrie en particulier ? Le sujet n’est aucunement abordé… 

 

En 2007, déjà, nous déplorions l’absence de propositions et de visions sur la psychiatrie pour laquelle nous réclamions alors des moyens pour relever le défi de l’explosion de pathologies mentales, à l’instar de ce qui était engagé pour le handicap et le cancer. Cinq ans plus tard, où en est-on ? Une loi sur les soins sans consentement, un nouveau plan santé mentale de faible envergure sur la question de la réorganisation de la prise en charge tant en termes de prévention qu’en postvention, une extension fantôme de la tarification à l’activité pour la psychiatrie… 

 

 



Alors qu’un récent rapport du médiateur de la République diagnostiquait un syndrome dépressif de la société, « une société fatiguée psychiquement », alors que la dépression et la souffrance psychique, LE mal de notre époque, aux répercussions socio-économiques considérables (les données comptables ça devrait vous parler en période de disettes budgétaires ?) interrogent nos modes de relations humaines, dans l’univers du travail mais pas seulement, comment mesdames et messieurs les candidats à la conquête de la fonction suprême, pouvez-vous placer ainsi la psychiatrie, les soignants, les patients et leurs proches au dernier rang de vos priorités pour demain ? L’évitement du sujet, dans cette période de crise et de mutation, questionne notre modèle de société. Or, nous n’osons pas croire que c’est là l’expression d’un modèle que vous, mesdames et messieurs les candidats, prônez pour vos concitoyens… Un choix qui en dirait long sur notre société, une société « incapable de se tourner vers l’avenir, se détournant du collectif » pour reprendre le médiateur de la République. Les Cliniques psychiatriques de France vous invitent, Mesdames et Messieurs les candidats, à aider les Français à cultiver l'estime de soi et la confiance. Pour cela, il faut croire en la psychologie et se donner les moyens d'agir… 




 

 

 

 

 

Les prochains mois devraient permettre à la psychiatrie d’être, enfin, prise en compte comme un vrai problème sanitaire par les pouvoirs publics et les candidats à la présidentielle. D’ores et déjà, le Ministère de la Santé a annoncé la présentation du prochain plan psychiatrie et santé mentale au conseil des Ministres du 29 février.

Dans ce contexte, les cliniques psychiatriques et leur représentant, l’UNCPSY, veulent jouer leur rôle de force de propositions. Elles entendent le faire sans cependant perdre leur vigilance après les déceptions suscitées, tant chez les patients et leur famille que chez les soignants et les établissements, par des annonces politiques qui n’ont jamais été concrétisées. Voilà pourquoi le Docteur Olivier Drevon, président de l’UNCPSY, dit être attentif « à la capacité d’écoute et de reprise de nos propositions par le Ministère de la Santé dans le cadre du futur plan de psychiatrie et de santé mentale ».

 

 

 En particulier, les cliniques psychiatriques de France veulent voir leur place au service des patients mieux reconnue et donc mieux intégrée dans le dispositif psychiatrique : « La présence de 162 établissements privés dans les grandes régions françaises, avec plus de 11 000 soignants est un atout indéniable pour la bonne prise en charge des patients et représente une complémentarité indéniable avec le public.

 A l'occasion des Journées nationales de prévention du suicide, les Cliniques Psychiatriques de France, par la voix de leur Président, le Dr Olivier Drevon, reviennent sur le rôle du psychiatre et soulignent l'importance de l'accompagnement du suicidant pour reconnecter ces personnes rapidement à leur vie sociale… 

En France, le risque de récidive dans l'année qui suit une tentative de suicide est considérable (évalué entre 30 et 50 % chez l'adolescent, entre 10 à 20 % chez l'adulte). Or, ce risque diminue lorsque le suicidant a le sentiment que son geste a ét pris en considération et qu'on lui apporte des solutions. Après une tentative de suicide, le premier contact avec le monde psychiatrique est primordial.

 C’est jeudi 20 octobre au CNIT Paris-La Défense que se réuniront pour leur assemblée générale annuelle les représentants des 160 cliniques psychiatriques de France. Cet évènement se déroulera en parallèle des Rencontres de la Fédération de l’Hospitalisation Privée.

 

 
 

 

Dans une actualité de la psychiatrie chargée, le rôle de l'UNCPSY est d'accompagner les cliniques dans leur défis d'avenir.

Dr Alain Nicolet, psychiatre (clinique Pen an Dalar) et vice-président des Cliniques Psychiatriques de France

La conscience de soi, la conscience des autres est parfois altérée de façon transitoire ou définitive en psychiatrie. Parfois même la dignité. Ces altérations de la conscience conduisent parfois à choisir, à effectuer des actes ou des arbitrages erronés. Tout l’art de l’exercice est de le déceler. La bientraitance se situe dans cet espace particulier qui, au-delà du discours, recherche le sens des mots et des comportements.

Ceci est une évidence dans certaines démences, tout autant dans certains délires qui défient les règles de la réalité : l’un entend des voix, l’autre est persécuté. Mais, dans bien des situations, le patient connaît des troubles du jugement, avec une perturbation de la réalité objective de sa propre vie, mettant en avant une vision subjective erronée. Pour le déceler, il faut une écoute très attentive. Imaginez un peu que nous devons parfois nous mettre en position de savoir pour l’autre ou de décider pour l’autre !! Un vrai délire ! 

Or, la bientraitance n’est pas de savoir pour l’autre, mais bien d’identifier sa fragilité. Voici quelques exemples simples : à l’occasion d’une dépression, un patient souhaite démissionner de son travail ; ou bien dans le feu d'une crise conjugale, tel autre patient veut divorcer rapidement, ou bien se fâchant avec son fils, tel patient veut faire une donation à une tierce personne. Ces exemples sont très évidents, mais les plus fréquents sont beaucoup plus insidieux.

Du 18 au 27 octobre 2010, la campagne radio des Cliniques Psychiatriques de France diffuse sur les antennes de France Bleu un message clair et essentiel : « les maladies psychiatriques, il faut en parler ! ».

Le message s’adresse tout à la fois au grand public qui doit mieux comprendre la réalité des maladies mentales et aux personnes qui peuvent être concernées par ces pathologies ainsi qu’à leur entourage.

Pour les soignants des cliniques psychiatriques, rien n’est pire que de nier ou de cacher ses maladies. Loin de les stigmatiser, la société doit aussi les comprendre, savoir que ces pathologies se soignent.

Dr Olivier Drevon, psychiatre et président des Cliniques Psychiatriques de France

A l’heure où le débat statistique et sociétal sur la santé mentale se réduit trop souvent à la médiatisation de faits divers tragiques et à des préjugés tenaces sur les patients, il importe de changer notre regard sur les pathologies mentales car l’isolement et le grand enfermement des personnes souffrant de troubles psychiques sont bien souvent le fait du regard de la société sur la maladie.

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