personnes en France souffrent d'un handicap lié à une maladie psychiatrique grave
personnes en France souffrent d'un handicap lié à une maladie psychiatrique grave
Située entre Bayonne et Pau, dans la petite ville d'Orthez, la clinique du château de Préville offre un soutien médical performant ainsi qu'un accueil individualisé et adapté aux personnes souffrant de troubles psychiatriques. Dans un cadre idyllique, les patients, en grande majorité alcoolodépendants luttent contre leur addiction. Acceptés sur la base du volontariat, ils suivent un programme thérapeutique qui mêle suivi psychologique, travail en groupe et entretiens individuels. Le sevrage passant aussi par l'entraide, l'équipe a instauré une véritable dynamique communautaire au sein de l'établissement et travaille avec des associations d'anciens consommateurs pour préparer la sortie des patients. Ces derniers, encadrés par des psychiatres, une assistante sociale et une psychologue, ont un mois pour "reprendre le dessus".
France Bleu Béarn a réalisé une série de reportages permettant de découvrir les coulisses de cet établissement créé en 1926 par le Dr Marcel Dhers. C'est dans les années 70 que le Dr Lionel Bénichou donna à la clinique l'orientation alcoolique que nous connaissons. A noter que cette orientation n'est toutefois pas exclusive.
L'accueil de la personne alcoolo-dépendante
Le volontarait des patients
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La prise en charge
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L'accompagnement vers l'après : le rôle des assocations d'anciens buveurs
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Pour en savoir plus : cliniquepreville.fr
Mais pour les cliniques qui prennent en charge un peu plus de 20% des patients hospitalisés, cette présentation est choquante. En effet, compte tenu du fonctionnement de l'objectif national quantifié qui intègre le coût des capacités en lits et places nouvellement autorisés par les ARS (4 ou 5 par an), la hausse tarifaire proprement dite va se limiter à 0,29%, ce qui correspond en année pleine à moins de 10 000 € de recettes supplémentaires. Il sera impossible dans ces conditions de couvrir les hausses de charges et les frais de personnel.
Or, indépendamment des prises en charge spécifiques au secteur public (consultations ambulatoires, HDT, UMD, pédo-psychiatrie, UHSA, etc...), 80 % des patients relèvent de pathologies à peu près similaires dans les deux secteurs et pourtant le coût moyen d’une hospitalisation se situe aux environs de 450 € selon la Cour des comptes alors que le tarif moyen des cliniques plafonne en dessous des 130€ (160€ si l’on tient compte des honoraires).
L’UNCPSY accepte la règle du jeu et l’effort consenti au regard des difficultés de l’Assurance-maladie. Mais ce qui est insupportable, c’est l’absence de transparence.
D’une part, il se révèle impossible d’anticiper le coût des décisions prises par les agences régionales, ni même de connaître avec précision, y compris a posteriori, le détail de l’objectif quantifié national des 160 cliniques et des quelques établissements associatifs qui s’y rattachent.
D’autre part, la tarification à l’activité reste très hypothétique, sans doute pour des problèmes techniques mais pas seulement : le plan psychiatrie & santé mentale 2011/2015 n’apporte pas sur ce sujet l’éclairage qu’on pouvait en attendre !
Les cliniques psychiatriques sont engagées dans le traitement de toutes les maladies mentales et accueillent sans distinction, et sans dépassements d’honoraires, tous les patients. Elles travaillent au développement des soins et à l’amélioration des prises en charge.
Comment ne pas voir un manque évident de responsabilité quant à l’efficience de notre système de santé et à la volonté du Ministère de distinguer en permanence l’offre de soins privée et l’offre de soins publique, alors qu’il faut les conjuguer ? Vraiment, le prochain gouvernement devra trouver un cadre adapté pour répondre aux défis de transparence et d’équité qui font défaut au système actuel de soins en psychiatrie…
Dépassements d’honoraires, déserts médicaux, remboursement des médicaments, mode de financement de l’hôpital : les quelques thèmes abordés par les candidats sont l’occasion d’une guerre de chiffres et de statistiques. Qu’en est-il de la prise en compte des besoins réels des patients en général, en psychiatrie en particulier ? Le sujet n’est aucunement abordé…
Les prochains mois devraient permettre à la psychiatrie d’être, enfin, prise en compte comme un vrai problème sanitaire par les pouvoirs publics et les candidats à la présidentielle. D’ores et déjà, le Ministère de la Santé a annoncé la présentation du prochain plan psychiatrie et santé mentale au conseil des Ministres du 29 février.
Dans ce contexte, les cliniques psychiatriques et leur représentant, l’UNCPSY, veulent jouer leur rôle de force de propositions. Elles entendent le faire sans cependant perdre leur vigilance après les déceptions suscitées, tant chez les patients et leur famille que chez les soignants et les établissements, par des annonces politiques qui n’ont jamais été concrétisées. Voilà pourquoi le Docteur Olivier Drevon, président de l’UNCPSY, dit être attentif « à la capacité d’écoute et de reprise de nos propositions par le Ministère de la Santé dans le cadre du futur plan de psychiatrie et de santé mentale ».
A l'occasion des Journées nationales de prévention du suicide, les Cliniques Psychiatriques de France, par la voix de leur Président, le Dr Olivier Drevon, reviennent sur le rôle du psychiatre et soulignent l'importance de l'accompagnement du suicidant pour reconnecter ces personnes rapidement à leur vie sociale…
C’est jeudi 20 octobre au CNIT Paris-La Défense que se réuniront pour leur assemblée générale annuelle les représentants des 160 cliniques psychiatriques de France. Cet évènement se déroulera en parallèle des Rencontres de la Fédération de l’Hospitalisation Privée.
Dr Alain Nicolet, psychiatre (clinique Pen an Dalar) et vice-président des Cliniques Psychiatriques de France
La conscience de soi, la conscience des autres est parfois altérée de façon transitoire ou définitive en psychiatrie. Parfois même la dignité. Ces altérations de la conscience conduisent parfois à choisir, à effectuer des actes ou des arbitrages erronés. Tout l’art de l’exercice est de le déceler. La bientraitance se situe dans cet espace particulier qui, au-delà du discours, recherche le sens des mots et des comportements.
Ceci est une évidence dans certaines démences, tout autant dans certains délires qui défient les règles de la réalité : l’un entend des voix, l’autre est persécuté. Mais, dans bien des situations, le patient connaît des troubles du jugement, avec une perturbation de la réalité objective de sa propre vie, mettant en avant une vision subjective erronée. Pour le déceler, il faut une écoute très attentive. Imaginez un peu que nous devons parfois nous mettre en position de savoir pour l’autre ou de décider pour l’autre !! Un vrai délire !
Du 18 au 27 octobre 2010, la campagne radio des Cliniques Psychiatriques de France diffuse sur les antennes de France Bleu un message clair et essentiel : « les maladies psychiatriques, il faut en parler ! ».
Dr Olivier Drevon, psychiatre et président des Cliniques Psychiatriques de France

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