personnes en France souffrent d'un handicap lié à une maladie psychiatrique grave
personnes en France souffrent d'un handicap lié à une maladie psychiatrique grave
- Définition
- Causes et facteurs de risque
- Prise(s) en charge
- Chiffres clés
Les psychoses délirantes aiguës se caractérisent par leur début brutal. Le délire est intense et polymorphe dans ses mécanismes (interprétations, intuitions etc..) dans ses thèmes (persécution, mégalomanie etc..). Il peut exister aussi des hallucinations, essentiellement auditives, symptômes auxquels s’associent habituellement une intense dépersonnalisation et une instabilité thymique. Elles apparaissent plus fréquemment chez le sujet jeune.
Les études de l’ensemble de ces psychoses délirantes aiguës font apparaître que l’évolution se fait schématiquement :
Si un certain nombre de schizophrénies se dégagent de ce groupe par leur évolution, il s’agit d’une minorité. Il faut souligner que la majorité des schizophrénies débutantes ont une évolution progressive et insidieuse.
Signes évocateurs d’une schizophrénie lors de l’apparition d’un premier épisode psychotique aigu :
Signes en faveur d’une évolution bipolaire :
Génétique et troubles psychotiques
Qu’il s’agisse de trouble schizophrénique ou de trouble bipolaire les études de famille de jumeaux confirment l’existence de cette composante génétique.
Le risque de trouble psychotique dans la population générale est de 1%, (il est plus important chez les apparentés de premier degré 10%), il passe à 40% pour un enfant né de deux parents atteints de troubles psychotiques et à 50% chez les jumeaux monozygotes (et non pas à 100% comme on aurait pu s’y attendre). Ceci démontre que la vulnérabilité n’est pas totalement génétique elle résulte aussi de facteurs environnementaux.
Les facteurs environnementaux
Il s’agit de facteurs de risques biologiques, psychologiques et sociaux qui surviennent soit précocement, essentiellement périnataux, ou tardivement, à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.
Facteurs périnataux
Abus de substances
Ceux-ci représentent un risque réel : le cannabis constitue un des facteurs de risque les plus significatifs, c’est aussi le plus étudié en raison du grand nombre de consommateurs.
Chez les sujets sains
Les substances psycho-actives entraînent l’apparition de troubles psychotiques dans 15% des cas ; ils régressent généralement.
Chez les patients psychotiques
Les substances psycho-actives majorent les symptômes psychotiques. Avec un début plus précoce de la maladie, une augmentation du nombre de rechutes, une plus grande sévérité des épisodes et une moindre adhésion aux traitements.
Il est vraisemblable que l’ecstasy présente des risques similaires.
Pour éviter toute stigmatisation, une prise en charge ambulatoire ou en hôpital de jour est préférable lorsqu’elle est possible. Elle peut préparer une hospitalisation dans de bonnes conditions lorsqu’elle s’impose. Lorsque le traitement à domicile est impossible, une hospitalisation est indiquée lorsqu’il existe :
Le traitement doit tenir compte de la triple dimension biologique, psychologique et sociale dans la prise en charge du patient.
1 - Lorsque le diagnostic de schizophrénie est suspecté le recours aux antipsychotiques de la 2ème génération est préférable.
Il est important de poser le diagnostic le plus précocement possible. La précocité du traitement est un facteur d’évolution favorable.
Les antipsychotiques de la 2ème génération sont utilisés en première intention avec pour objectif de réduire la durée de l’épisode psychotique aigu. En cas d’épisode unique il est recommandé de maintenir le traitement pendant un an ou deux.
La prévention et la recherche des effets secondaires du traitement est une préoccupation constante afin d’assurer une bonne observance du traitement.
La sismothérapie est indiquée en deuxième intention en cas d’inefficacité des traitements anti-psychotiques, de leur intolérance ou de leur contre indication.
Il est recommandé d’informer le patient et sa famille à propos des symptômes, des facteurs étiologiques, du traitement et de l’évolution de la maladie.
2 - Des programmes de psychothérapies institutionnelles peuvent être proposés.
Il est capital d’associer la famille et l’entourage à la prise en charge médicamenteuse et institutionnelle.
Il est recommandé d’assurer le suivi du patient ayant présenté un premier épisode psychotique et d’évaluer le dispositif de soins.

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